Ronflements, quand faut-il consulter ?

Vague blanche

Véritable fléau datant de la nuit des temps, les ronflements sont dans la majeure partie des cas une simple pollution sonore, inoffensive pour le patient mais néanmoins très désagréable pour les auditeurs contraints à ces manifestations nocturnes.
Cependant ronfler n’est pas anodin et peut dans certains cas résulter de problèmes de santé importants. Alors, comment savoir quand consulter ?

Pourquoi est-ce que je ronfle ?

Lorsque nous nous endormons, la langue, le voile du palais et la luette (situés au fond de la bouche) sont relâchés et prennent donc plus de place. Les tissus de la gorge sont quant à eux détendus provoquant des vibrations lors du passage de l’air pendant la respiration. Le ronflement est alors la résultante d’un mauvais passage de l’air lors de l’inspiration faisant vibrer, la luette d’une part et dans le pire des cas, la totalité des composantes de la bouche telles que la langue ou encore les joues.

Evidemment, plusieurs facteurs peuvent expliquer ou aggraver les ronflements.

L’hygiène de vie étant une cause explicative de la plupart des cas de ronchopathie (c’est le terme qui désigne la pathologie du ronflement) : le surpoids rétrécissant les voies respiratoires, l’alcool car perturbant les cycles du sommeil ainsi que le tabagisme irritant les muqueuses de la gorge.
L’âge et la position adoptée lors du sommeil sont également des facteurs explicatifs, il est en effet admis que plus l’on vieillit plus il est fréquent de devenir un ronfleur occasionnel ou régulier tandis que dormir sur le dos favorise grandement la ronchopathie.

Ronfler, c'est grave docteur ?

Et bien premièrement sachez que vous êtes loin d’être la seule personne dans ce cas. Environ 40% des hommes et 20% des femmes sont sujets aux ronflements de manière régulière portant le total de la #teamronfleur à près de 15 millions d’individus en France.

Par définition il est presque impossible se rendre compte tout seul que l’on est atteint de ce trouble.

Mais comme vous le savez surement, la famille et les conjoints sont rarement les derniers à avertir et quelques techniques plus ou moins douces de la #teampasronfleur ont vu le jour au fil des années. Parmi elles, le sifflement, le retournement à 90° ou même le coup de pied latéral ont à de nombreuses reprises porté leurs fruits, permettant surtout de soulager la frustration de ces victimes collatérales en mal de sommeil.

Cependant outre la gêne sonore mondialement reconnue, dans certains cas les ronflements ne doivent pas être pris à la légère. Si vous êtes ronfleur régulier et que, fréquemment, vous avez du mal à vous endormir, avec en prime une fâcheuse tendance à vous réveiller la nuit, vous êtes peut-être atteint d’apnée du sommeil.

C’est un trouble respiratoire obstruant l’entrée d’air dans les poumons pendant au moins 10 secondes et se répétant de manière ponctuelle la nuit.

Les conséquences ? Des réveils intempestifs provoquant une fatigue chronique découlant ainsi sur des somnolences et une irritabilité durant la journée. A long terme, la mauvaise oxygénation du corps pourra engendrer de nombreux troubles cardiaques, de l’hypertension et accentuer les risques d’infarctus.

Que dois-je faire pour arrêter les ronflements ?

Heureusement de nombreuses solutions existent pour lutter contre les ronflements.
Vous pouvez d’une part essayer d’éviter l’alcool le soir, de mieux gérer votre alimentation ou encore d’arrêter la cigarette si vous êtes un fumeur.

En complément, quelques remèdes naturels semblent avoir prouvé une certaine efficacité comme l’infusion de gingembre ou quelques huiles essentielles (menthe poivrée/citronnée, eucalyptus) permettant de décongestionner les voies respiratoires.

 Si les symptômes persistent, n’hésitez surtout pas à prendre rendez-vous avec votre médecin qui pourra alors vous guider dans le processus et vous aider à trouver les solutions adéquates.

Si vous soupçonnez être atteint d’apnée du sommeil, faites un enregistrement à domicile de votre nuit en amont du rendez-vous avec votre médecin, cela lui permettra de déterminer si vous êtes effectivement victime de cette pathologie et de vous rediriger vers un centre du sommeil compétent.

L’ORL pourra alors solutionner votre problème de plusieurs manières, avec notamment des prothèses d’avancées mandibulaires (gouttière à placer dans la bouche avant de dormir), un appareil respiratoire ou encore en précautionnant une intervention chirurgicale.
Sachez que dans ces cas votre mutuelle peut probablement vous aider.

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